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REFLEXIONS A PROPOS DE LA VACCINATION




Lorsque le gouvernement belge a déclaré d’emblée que la population resterait libre de se faire vacciner contre le Covid, j’ai été positivement surpris en pensant que les discussions sur ce sujet allaient pouvoir demeurer dans la sphère privée.

J’ai malheureusement dû rapidement déchanter en observant l’installation d’une propagande omniprésente sur le sujet et en constatant que de nombreuses personnes refusant de se faire vacciner étaient la cible d’un véritable harcèlement.

La probable mise en place d’un passeport sanitaire limitant les droits des personnes non vaccinées aggrave la situation et rend très théorique le libre choix des citoyens.

Pire encore, en conditionnant les étapes du déconfinement au taux de vaccination, nos décideurs nous imposent un chantage particulièrement malhonnête et sèment une nouvelle fois la discorde au sein de la population.

Ils ont instauré la culpabilisation d’autrui en sport national et la fracture entre les citoyens sera difficile à réparer.

Le débat est donc devenu public et trois axes de réflexion différents peuvent être distingués pour envisager l’opportunité de se faire vacciner.

Le niveau sanitaire

De mon point de vue, une décision médicale de cette nature aurait dû reposer sur un choix personnel de la personne concernée préalablement éclairé par une analyse bénéfice/risque effectuée par son médecin traitant.

Ceci n’est pas vraiment possible parce que le contexte oppressant empêche souvent la décision d’être réellement personnelle et parce que la loi qui prévoit un consentement éclairé du patient vient récemment d’être mise en péril par une directive contenant, sous peine de sanctions, la disposition suivante :

« L’ordre des médecins veillera à ce que les médecins respectent leur devoir déontologique en endossant un rôle de pionnier par la recommandation et la promotion de la vaccination. »

Comme mes connaissances scientifiques ne sont pas suffisantes pour faire une analyse détaillée des paramètres susceptibles de jouer un rôle sur le plan sanitaire et que je pense qu’il appartient à chacun de se renseigner à ce sujet, je me contenterai de mentionner ce qui m’interpelle :

- les personnes vaccinées peuvent encore être contaminées et développer la maladie ; - elles sont toujours susceptibles de transmettre le virus aux autres ; - la hausse des contaminations après une vaccination massive à certains endroits épargnés jusqu’alors (Seychelles, maisons de repos, …) permet de mettre en doute le bénéfice annoncé pour la collectivité ; - les effets secondaires à court terme des vaccins contre le Covid sont bien plus importants que ceux constatés pour d’autres vaccins ; - leurs effets secondaires à long terme sont largement méconnus ; - la responsabilités des firmes pharmaceutiques est atténuée et la procédure de pharmacovigilance n’est pas transparente ; - le vaccin pourrait entraver le fonctionnement du système immunitaire qui suffit à protéger la plupart d’entre nous ; - son efficacité réelle est loin d’atteindre celle qui a été annoncée après les essais réalisés par les fabricants ; - il deviendra rapidement inefficace avec l’apparition de nouveaux variants.

Le niveau politique

Le pouvoir exécutif a utilisé la crise sanitaire pour provoquer un effondrement de nos droits qu’aucun contre-pouvoir n’a réussi à empêcher.

Le parlement est aux abonnés absents, le conseil d’Etat n’a pas pris ses responsabilités et la plupart des médias se sont mis au service de la propagande officielle.

Les manifestations sont généralement interdites et l’isolement qui nous est imposé diminue les possibilités d’organiser une contestation collective constructive.

Dès lors, je me demande si refuser la vaccination n’est pas la seule option qui nous reste pour contrer les dérives autoritaires découlant des mesures prises par le gouvernement.

En acceptant le vaccin, j’aurais notamment l’impression :

- d’accroître le poids qui pèse sur les épaules de ceux qui ne font pas le même choix, je pense notamment au nombre croissant de personnes qui sont victimes de pressions scandaleuses sur le plan professionnel (dont beaucoup de soignants) ; - de cautionner l’instauration d’une catégorie de citoyens de seconde zone ; - de favoriser la mise en place du passeport sanitaire qui risque de précipiter nos enfants dans un système de crédit social à la chinoise (comme le craint à juste titre Guy Verhofstadt).

Je déplore qu’un choix sanitaire personnel soit déplacé sur le plan politique mais, dans ces circonstances, il me semble extrêmement égoïste de se faire vacciner quand on ne présente pas de facteurs de risque !

Le niveau émotionnel

Sans formation scientifique, il n’est pas évident du tout de faire la part des choses sur les questions parfois très pointues qui se rapportent à la vaccination mais notre ressenti peut nous aider à trier les sources d’information.

En ce qui me concerne, je n’accorde aucune confiance aux promoteurs les plus actifs de la vaccination sachant que se sont également ceux qui :

- nous ont imposé de nombreuses mesures dont l’efficacité n’a jamais été prouvée entrainant de lourds dommages collatéraux sans la moindre empathie pour les victimes (les vies détruites par l’augmentation de la précarité, les pertes d’emploi, les faillites, le déficit public, la dégradation de la santé mentale, les reports injustifiés de diagnostic et de traitement, etc… sont infiniment plus nombreuses que les victimes du virus) ; - ont creusé un trou de 35 milliards d’euros dans les finances publiques sans renforcer les soins de santé ; - ont contribué aux décès d’environ 1500 personnes âgées au mois d’août 2020 en imposant des mesures les empêchant de s’hydrater ; - ont laissé mourir un grand nombre de seniors dans un isolement inhumain ; - ont prédit une avalanche de morts qui ne s’est jamais produite après la manifestation Black Lives Matter qui a eu lieu à Bruxelles le 8 juin 2020 ; - se sont trompés tous les jours pendant 4 mois en prédisant une 2ème vague qui s’est avérée être une nouvelle épidémie due à l’émergence d’un variant, ce qu’ils ne pouvaient pas comprendre à défaut de faire de séquençage ; - se sont moqués du Pr Raoult qui, de son côté, fait du séquençage depuis le début de l’épidémie et ont affirmé que le virus ne mutait pas jusqu’à la fin de l’année 2020 ; - se sont à nouveau trompés tous les jours depuis le mois de décembre 2020 jusqu’à aujourd’hui en prédisant une 3ème vague qui n’est jamais survenue et tentent de sauver la face en parlant désormais d’une 4ème vague ; - refusent d’admettre les consensus scientifiques qui se dégagent à l’étranger autour de l’absence de contaminations et de l’inutilité du port du masque en extérieur ; - sont incapables de relever que la tendance à la baisse des indicateurs à l’approche de l’été est semblable à celle de l’année passée indépendamment de la vaccination et promettent une liberté totale lors de l’automne alors que cette saison favorise généralement la circulation des virus respiratoires.

Je serai par contre mieux disposé à écouter ceux qui m’ont permis de comprendre les tenants et aboutissants de cette crise sanitaire par des analyses plus indépendantes, plus soucieuses de l’intérêt général, plus globales et plus rigoureuses (cf. supra).

Ces personnes sont souvent loin d’être opposées par principe à la vaccination mais, en ce qui concerne le Covid, elles ne la recommandent pas pour une large partie de la population parce que ses conséquences sont encore trop difficiles à évaluer.

Comme le disait très sagement une personne âgée harcelée sur le sujet par un journaliste : « dans le doute, abstiens-toi ».

Je conclurai en soulignant qu’il me semble fondamental de respecter le choix des uns et des autres en partant du principe que ce choix est généralement effectué en toute bonne foi.

Beaucoup ont décidé de se faire vacciner en pensant sincèrement que le gouvernement laissera la vie reprendre lorsque son taux atteindra 70 % de la population âgée de plus de 18 ans.

Je ne partage pas cet optimisme parce que des objectifs fondés sur d’autres critères ont souvent été modifiés sans raison apparente par le passé.

Par ailleurs, je doute que ce taux, qui repose uniquement sur un modèle mathématique, puisse avoir un impact significatif sur l’épidémie dans la mesure où les effets de la vaccination sont à la fois limités dans le temps et amoindris par l’apparition inévitable de nouveaux variants.

Enfin, comme le choix de la vaccination favorise la mise en place du passeport sanitaire qui accroit le contrôle social, il consiste à dire à nos enfants que notre soif de consommer l’emporte sur le type de société dont ils hériteront.

C’est la victoire du consumérisme égoïste sur la responsabilité intergénérationnelle.

Il est réellement dommage que ceux qui ont les capacités de faire des recherches personnelles ne fassent pas l’effort de dépasser les informations basiques et orientées délivrées par les médias classiques.

Les pages Facebook de Christophe de Brouwer (ancien président de l’école de santé publique de l’ULB) et de Caroline Vandermeeren (consultante licenciée en biologie et en biotechnologies), les bulletins d’information de l’IHU Méditerranée Infection, le site internet du collectif Reinfocovid (animé par le médecin anesthésiste Louis Fouché) et le blog du TeamCovidRationnel (composé d’une équipe pluridisciplinaire regroupant principalement des professeurs d’université francophones et néerlandophones) constituent, entre autres, de précieuses sources d’information accessibles à tout un chacun.


Didier David

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